Gastronomie

Fromage de chèvre aux épices et pain aux olives maison

Quand on vit à l’étranger, le bon pain et le bon fromage peuvent parfois manquer… Qu’à cela ne tienne : il suffit de le faire. Et c’est même carrément facile !

Recette du pain aux olives :
500g de farine (moitié complète, moitié blanche)
30 olives vertes dénoyautées
Une cuillère d’huile d’olive
250 ml d’eau
7g de levure de boulanger sèche (si vous en trouvez de la fraiche, faites moi signe !)
Une cuillère à café de sucre
Une cuillère à café de sel non iodé (par exemple sel de l’Himalaya)

1) Chauffer l’eau à 40°c (la température a son importance dans la préparation de la levure qui sera active entre 25°c et 45°c, à 50°c en revanche elle ne l’est plus)
2) Ajouter l’eau chauffée à la levure et la cuillère de sucre. Bien mélanger et laisser reposer 10 minutes. Des bulles mousseuses doivent se former. Si ce n’est pas le cas c’est que votre levure est trop vieille et n’est plus active. (la présence de sucre permet d’activer plus rapidement la levure, c’est un bon test pour savoir si elle est utilisable pour votre pain)
3) Dans une terrine ou un robot pétrisseur placer la farine, mélanger avec le mélange de levure puis la cuillère d’huile d’olive. Ajouter les olives. Pétrir jusqu’à ce que la pâte soit lisse et élastique (Autant vous prévenir : à la main ça peut prendre vraiment longtemps)
4) Ajouter la cuillère à café de sel. Pétrir à nouveau. (il est important d’ajouter le sel à la fin pour que celui-ci n’entre pas en contact avec la levure. En effet, le sel tue la levure).
5) Laisser reposer couvert d’un linge propre humide près d’une source de chaleur la pâte pendant une heure environ. La pâte doit doubler de volume.
6) Façonner son pain et laisser lever encore une heure.
7) Préchauffer le four à 220°c
8) Pendant ce temps, faire des grignes sur le pain (entailles au couteau selon votre imagination)
9) Placer le pain sur une plaque farinée (ou un Silpat si vous en avez un) avec un récipient contenant un peu d’eau dans le four. L’eau va provoquer de la buée, ce qui va donner une croûte craquante à votre pain.
10) Au bout de dix minutes, baisser à 200°c et cuire encore environ 20 minutes

 

Recette du fromage de chèvre :
1,9 litre de lait de chèvre cru
60g de jus de citron
sel non iodé
épices ou herbes au choix

1) Chauffer le lait à 85°c
2) Ajouter le jus de citron et couvrir 15 minutes
3) Normalement le lait doit avoir caillé. Si ce n’est pas le cas, rajouter un peu de jus de citron jusqu’à ce que le lait caille.
4) Dans une passoire préalablement couverte de grands carrés de gaze hydrophile stérile (trouvable en pharmacie), verser avec un écumoire en inox le caillé. Il est préférable de mettre la passoire au-dessus d’un grand cul de poule en inox afin de recueillir le petit lait. L’objectif est de laisser le petit lait s’évacuer pendant environ 2 heures, veillez à ce que le caillé ainsi récupéré ne baigne pas dans le petit lait.
5) Au bout de deux heures, rabattre la gaze sur le caillé et presser afin d’évacuer encore un peu plus de petit lait. Salez et assaisonner.
6) Si vous avez un moule de faisselle qui traine par là vous pouvez l’utiliser, sinon le fromage pourra tout simplement être versé dans un contenant en verre et y rester environ une semaine au frigo. Les gourmands pressés le mangeront ainsi, les plus audacieux tenteront même de l’affiner.

Quoi faire du petit lait restant ? Si vous aimez comme moi les boissons type lait ribot, ça pourra vous plaire de le boire… Mais sinon, mon petit doigt m’a même dit que l’on pouvait faire de la ricotta avec le petit lait… à tester !

Voilà, plus d’excuse pour ronchonner, les expats ! 😉
Bon appétit !

Écologie

Réduire ses déchets au Costa Rica (ou ailleurs)

Pays résolument vert par le nombre d’espaces naturels préservés et la richesse de sa biodiversité  le Costa Rica est néanmoins un pays en voie de développement, avec tous les travers que cela comporte. Augmentation de la population et mode de vie de plus en plus consumériste ont généré un accroissement des déchets : en 2015 il était question de 5700 tonnes par jour ! Et le pays recycle à peine 1% des déchets produits… C’est très peu, et de toute façon le recyclage n’est qu’un pansement : il ne concerne que certains déchets et ne peut pas être illimité. Non, le plastique n’est pas fantastique, il se retrouve dans les Océans jusqu’à blesser gravement les animaux marins et atterrit souvent dans nos assiettes sous des formes diverses : poisson, sel… bref c’est moche tout ça.

Au lieu de pleurnicher sur ce constat, je vous propose des mesures concrètes que l’on peut adopter facilement pour limiter notre production de déchets.

“No pajilla por favor” : un réflexe simple à adopter !
Un restaurant jette en moyenne 42.000 pailles par an au Costa Rica. On peut tout simplement s’en passer, ou si vraiment on y tient, il est possible d’avoir toujours avec soi une paille lavable. Inox ou bambou sont deux alternatives possibles.
http://www.disaso.com/esp/pajillas

“No bolsita por favor” : un autre réflexe incontournable !
Que ce soit à la feria où chaque vendeur empoigne un sac plastique dès que l’on s’approche de son stand ou dans certains supermercados où à chaque caisse, en plus du caissier, il y a un carrément un type qui est payé pour mettre vos courses dans des sacs plastiques, on se rend compte à quel point le sac plastique est omniprésent.
Le plus simple : avoir un grand sac de courses comme ils en vendent au MaxiPali, ou un sac à dos, ou un cabas de mamie… et des sachets en tissu pour remplacer les sacs plastiques. Une couturière pourra facilement vous faire ça pour un prix tout à fait raisonnable. Pour ce qui est fromage à la coupe ou viande, nous venons avec notre tupperware.

Ne me prenez pas pour une gourde ! Mais utilisez-en une. 😉
Inox, verre avec un “pyjama” en crochet ou plastique sans BPA… de nombreuses options sont possibles et elles sont faciles à trouver dans de nombreuses boutiques du pays. L’essentiel c’est de l’avoir toujours sur soi. L’avantage, c’est qu’au Costa Rica l’eau est potable… donc facile à remplir à tout moment.

Voilà, cet article est synthétique, j’aurais aussi pu vous parler de :
– brosse à dent en bambou http://www.glanzcare.com/hydrophil-cepillos-de-dientes-biodegradables-de-ba.html
– coupe menstruelle https://www.facebook.com/melunacr/
– couches lavables http://www.bubucr.com/Inicio/index.html
ou https://www.facebook.com/AlvaBabyCR/ (ce sont celles que Sabbath utilise, elles sont très bien !)
– adopter le loofah pour faire la vaisselle (chez Macrobiotica)
– utiliser votre auriculaire sous la douche au lieu des cotons tiges,
– cuisiner au lieu d’acheter du tout fait
– faire son compost
– etc etc…

Prochainement je vais me lancer dans la saponification à froid (vaste sujet !) pour faire nos savons et shampoings solides et réduire encore nos déchets. Je vous raconterai ça ! 🙂

Bref il y a beaucoup à faire… et nous avons tous le pouvoir d’améliorer les choses. Je vous invite à commenter pour partager vos idées ou trouvailles en faveur d’une réduction des déchets.

 

Gastronomie

Ce soir j’attends Madeleine

Gourmandise, quand tu nous tiens !

Amoureuse depuis toujours des bonnes madeleines maison et du délicieux parfum que celles-ci diffusent dans la maison, j’ai été plus que ravie de ramener des moules en silicone dans nos valises. L’occasion de décliner celles-ci avec du zeste de limon verde du Costa Rica… succulent !

J’ai utilisé la recette de Lenôtre que je vous recommande car elle est parfaite !

– 3 œufs
– 130 g de sucre (j’utilise du sucre brun non raffiné, appelé ici “tapa de dulce”, vous trouverez ça sous le nom “rapadura” au rayon bio en France)
– 20 g de miel doux
– 150 g de farine
– 125 g de beurre (non, jaaamais de margarine, bouh, sacrilège, parole de bretonne !)
– 1 pincée de sel
– 5 g de levure chimique
– zeste de 2 citrons verts (ils sont tous petits alors ne lésinons pas sur la quantité, ce sont vos papilles qui vous remercieront !)

– Faire ramollir le beurre à température ambiante
– Battre les œufs avec le sucre, la pincée de sel et le miel jusqu’à ce que le mélange “blanchisse” (avec le sucre brun ça ne sera jamais blanc bien sûr) et double de volume
– Rajoutez la farine additionnée de levure
– Terminez avec le beurre en pommade et éventuellement le zeste de citron vert
– Mettre la pâte au réfrigérateur au minimum 2 heures ou toute la nuit (étape super importante, c’est le choc thermique qui créée la bosse)
– Préchauffer votre four à 220°C (240°C dans la recette originale mais il ne faut pas dépasser 220° avec les moules en silicone)
– Beurrer les moules
– Remplir les alvéoles du moule à madeleines d’une cuillère à soupe de pâte sans l’étaler (ça s’étale tout seul avec la chaleur)
– Enfourner et baisser immédiatement à 200°C
– Au bout de 5 min, le centre de la madeleine forme une petite dépression : Baisser encore le thermostat du four à environ 180° C et poursuivre la cuisson. A la place de la dépression, la fameuse “bosse” de la madeleine va apparaître
– Lorsque les madeleines sont dorées et bombées au bout de 5 minutes, les sortir du four et les démouler immédiatement sur une grille pour les laisser refroidir

Et voilà ! Bon appétit ! (autant vous dire qu’elles ont disparu aussi vite qu’elles sont apparues…)

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La vie continue…

Bon, des fois, la “Poas” faut pas trop l’invoquer… sinon elle croit qu’on l’invite ! Il était trop beau pour être honnête, notre bout de Suisse au Costa Rica. En plus de l’uso de suelo (document de la municipalité qui définit quel type d’activité on peut exercer sur le terrain) qui n’était pas conforme à notre projet, nous avons eu le déplaisir de découvrir au gré de nos pérégrinations virtuelles que le propriétaire de la ferme laitière mettait en vente… toute sa propriété ! Sachant qu’il était prévu que nous ayons une servitude sur sa propriété pour accéder à notre terrain, cela signifiait que notre voisinage immédiat (des jolis pâturages avec des vaches) allait pouvoir changer d’un instant à l’autre. Bien entendu, le propriétaire s’était bien gardé de nous le dire. Nous étions à deux doigts de signer le contrat de vente, heureusement nous sommes prudents et nous avions effectué les vérifications avant. Les choses ne sont pas toujours aussi simples et rapides qu’on le souhaiterait, mais nous sommes heureux car depuis le début de notre recherche de terrain nous avons évité quelques pièges qui auraient pu nous être non pas fatals, mais nous auraient laissés tout bonnement sur la paille, avec seulement nos yeux pour pleurer… Or ce n’est pas le cas, et nous sommes toujours tous les quatre en bonne santé et plein d’amour ! Sabbath qui fait ses huit mois dans quelques jours s’assied comme un grand et commence même à essayer se mettre debout en s’appuyant sur nous ! Il a une jolie première dent aussi… La vie continue donc.

Sinon ça fait un an que nous sommes au Costa Rica, déjà ! A cette occasion, nous avons fait un voyage éclair en France pour voir famille et amis, et récupérer nos affaires… dont notre matériel photo ! Oui, un an sans matériel quand on est amoureux de la photographie, c’est long… mais cela nous a permis de nous concentrer sur d’autres priorités.

Allez, prochaine aventure : acheter une voiture au Costa Rica ! On vous raconte ça bientôt.

Les deux hommes de ma vie
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Un rêve de montagnards

Nous ne sommes pas très assidus dans la tenue de ce blog, mais nous avons aujourd’hui une excellente nouvelle : nous avons trouvé le terrain de nos rêves !

Celui-ci est situé dans une zone stratégique : à distance raisonnable de l’aéroport et de la capitale, et surtout proche du célèbre volcan Poas, au coeur d’une ferme laitière de 88 hectares, à une altitude d’environ 2000 mètres.

Nous avons eu un coup de foudre immédiat. L’air y est pur, la vue est dégagée quasiment à 360 degrés, la topographie idéale pour notre projet de vie. Les journées y sont chaudes et les soirées fraîches.

Quand le Poas décide de faire des siennes, nous avons une vue privilégiée sur les fumerolles sans pour autant recevoir les cendres car la pente du volcan ainsi que le sens du vent nous sont favorables.

Nos voisines les vaches sont discrètes… et nous aurons facilement accès à du lait cru, parfait pour la confection de fromages maison ! En prime grâce à elles le terrain est bien fertilisé…

Lors de notre première visite, nous avons rencontré une biche et une autre fois nous y avons cueilli des pleurotes. Dans la zone où nous sommes il y a beaucoup de production… de fraises ! À voir ces paysages, on pourrait se croire en Auvergne ou en Suisse. Mais non, nous sommes bien au Costa Rica, un pays qui nous étonnera toujours par sa diversité !

Comme c’est le cas depuis le début de notre expatriation, de nombreuses formalités administratives nous attendent à nouveau pour conclure l’acquisition de ce terrain et celà va prendre quelques mois avant que nous puissions commencer à construire et à semer.

… Pourvu qu’on ait pas la Poas !

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Une nouvelle énergie

Notre déménagement à Grecia était une excellente chose : nous sommes à nouveau énergiques, positifs et motivés ! Que ce soit l’air pur ou l’accueil des griegos (et notamment de la communauté metal : nous avons été invités à une fête le soir même de notre arrivée !), tout nous amène à nous sentir bien. Nous laissons sans regret derrière nous le four Guanacaste… et ses scorpions.

Nos journées sont très actives. Nous enchaînons les visites de terrains, ce qui nous permet de visiter les alentours et de mieux affiner quelle zone autour de Grecia nous intéresse le plus. Le canton n’est pas très grand mais nous sommes encore piétons, alors on se fait balader par tout un chacun souhaitant nous faire visiter un terrain. Au Costa Rica la profession d’agent immobilier n’est pas réglementée, n’importe qui peut alors s’ improviser… et toucher sa commission sur la vente. Autant dire que ça en motive plus d’un ! Nous avons donc opté pour la stratégie suivante : plutôt que de répondre à des annonces dont les prix sont aberrants (beaucoup espèrent tomber sur le gringo assis sur une montagne d’or alors il y a une large surévaluation des prix annoncés), nous informons de notre recherche toutes les personnes que nous rencontrons ainsi que sur les réseaux sociaux. Cela nous permet d’un d’accéder au marché caché (tout est à vendre mais il n’y a pas forcément d’annonce) et de deux de pouvoir mieux négocier les prix car nous mettons tous ces intermédiaires improvisés en concurrence. Il n’y en a en effet aucune exclusivité… que ce soit pour nous comme pour les vendeurs. En tout cas nous avons bon espoir… Les vues autour de Grecia sont magnifiques et donnent clairement envie de prendre de la hauteur !

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Pour la première fois depuis notre arrivée au Costa Rica nous nous sommes accordés quelques activités touristiques : découverte du spectaculaire volcan Poas et visite de Sarchi, connue pour son artisanat traditionnel : travail du bois et peintures aux couleurs vives.

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Sabbath occupe bien entendu une place centrale dans notre vie.

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Il grandit à vue d’oeil et dernièrement nous avons entendu ses premiers rires ! Il est en effet très bon public quand on fait les pitres… donc on fait tout le temps les pitres ! On est maintenant loin du petit être qui ne faisait que boire et pleurer… il devient câlin, curieux et très sociable !

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Notre vie avec ce petit bout est super, et c’est passionnant de voir sa compréhension s’accroître de jour en jour. Il a également une meilleure préhension et commence à manifester un vif intérêt pour ce qu’il se passe dans nos assiettes… bientôt il pourra manger comme un grand !

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Retour dans les montagnes

Le Costa Rica est un pays aux nombreux microclimats. On ne saurait pas vous dire exactement combien car selon les sources ça varie, mais au moins une dizaine c’est certain. En revanche il y a une constante dans tout le pays  ce sont les deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies. Mais selon l’endroit où on se situe (proximité avec les côtes, altitude…), ces deux saisons sont vécues de manière totalement différentes. Il est dans ce cas important de bien savoir ce que l’on veut vraiment avant de jeter définitivement son ancre ! Certains sont des lézards et vont adorer la chaleur sèche du Guanacaste, d’autres sont plus des grenouilles et vont se sentir dans leur élément dans la chaleur humide des Caraïbes… et d’autres comme 75 pour cent de la population sont plus des pumas qui vont préférer un climat un poil plus tempéré et ainsi choisir de vivre dans les montagnes de la vallée centrale.

Nous ce qu’on préfère, c’est l’air des montagnes… une brise fraîche, des journées chaudes et des soirées fraîches. De l’eau, mais pas non plus de là à en faire moisir les vêtements dans les placards. Le fait de vivre depuis deux mois dans le Guanacaste l’a vraiment confirmé. Depuis notre arrivée à Samara début décembre, les paysages se sont transformés avec le soleil, les prairies verdoyantes ont cédé la place à des étendues d’herbe brûlée. La chaleur est tellement pesante qu’on a une énergie pachydermique et il nous est difficile de vivre sans climatisation… ce qui est antipermaculturel au possible ! Alors on a décidé de retourner dans les montagnes, mais cette fois ci plus près de la capitale et de sa vie culturelle.

égliseGreciaC’est ainsi que nous avons choisi de venir vivre à Grecia, proche du volcan Poas. Connue pour son église de fer, cette ville regroupe une population d’expatriés assez importante et un marché fermier gigantesque. Les habitants de Grecia sont appelés les griegos (grecs) et ce qui est amusant c’est qu’on a vu quelques maisons avec des colonnes… mais pas un seul kebab !

Déménagement prévu courant février.

 

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De Samara à Nicoya

Notre arrivée sur la péninsule de Nicoya a été émaillée de soucis de logement et de visites de terrains des plus abracadabrantes.

Pour commencer, la ”maison” que nous avions trouvée à Samara s’est avérée être un taudis. Quand la propriétaire nous a accueillis, elle était encore en train de passer de l’eau de javel sur le sol, lequel était une simple dalle de béton fissurée de toutes parts. Quand il pleuvait, l’eau s’y infiltrait et nos affaires ont failli être trempées.
Il y avait des ouvertures avec des volets, mais ni vitres ni moustiquaires. Nous avions décidé en arrivant au Costa Rica que tant que nous ne serions pas sur notre terrain, nous ne laisserions pas sortir Zombie, de peur de ne pas la voir revenir. On était donc obligés de garder les volets fermés en permanence. Celà n’a servi à rien car le toit en tôle de la bicoque étant à peine fixée au quatre coins, elle réussissait à s’échapper. Heureusement elle finissait par revenir à chaque fois. Les poutres qui soutenaient la mezzanine étaient infestées par des termites et il pleuvait de la sciure de bois prédigérée, notamment sur la table où on mangeait. L’eau stagnante d’un cloaque au fond du terrain vague attirait les moustiques et dès le crépuscule on devait rester planqués sous la moustiquaire qui protégeait notre lit. Après trois jours de cauchemar, nous avons décidé de partir. On avait prévu d’y passer plus d’un mois mais dans ces conditions il en était hors de question. Ce fut difficile de trouver autre chose car on arrivait au début de la saison touristique et que tous les autres logements affichaient complet ou étaient hors de prix. Parachutés en urgence dans un hôtel, nous avons décidé de chercher un logement dans les terres, à Nicoya, à 40 kilomètres au Nord de Samara. La quête fut ardue, car Nicoya est tout le contraire de Samara, c’est à dire absolument pas touristique et de ce fait il était très difficile d’y trouver un logement meublé. En revanche les prix y sont tout à fait convenables.

Nous avons passé des heures de recherche sur internet et quelques jours à quadriller méthodiquement Nicoya quartier par quartier sous un soleil de plomb, à la recherche de pancartes ”se alquila” (à louer). Nous avons finalement trouvé et sommes donc maintenant basés à Nicoya pour une durée indéterminée. De là nous allons pouvoir découvrir la péninsule en faisant des escapades à la recherche du terrain coup de coeur.

Nous en avons déjà visité quelques uns.

Le premier terrain, pas cher du tout et d’une bonne dimension, était situé à Hojancha. Il n’y avait pas de photo mais la propriétaire nous avait assuré par téléphone que le terrain était plutôt plat. La visite avait lieu un samedi matin, elle se déplaçait de la capitale San Jose pour nous le montrer. On imaginait donc qu’elle venait passer le week-end sur place. A la base, Hojancha nous intéressait en raison de son climat tempéré dû à son altitude et de sa proximité avec Samara, sa plage et son école alternative. Notre enthousiasme est vite retombé quand on a compris le matin même qu’il n’y avait pas de bus direct pour Samara… critère rédhibitoire pour nous. On avait rendez-vous, on allait tout de même voir ce terrain par curiosité, nous sommes donc venus en taxi à Hojancha. Après une heure et demie de retard, la propriétaire du terrain est arrivée dans un minibus où elle avait entassé sa mère, sa grand mère, sa belle fille et sa petite fille. Elle nous a embarqués et, après quelques minutes de route, nous roulons sur un chemin cabossé qui nécessite clairement un 4×4. En dépit du bon sens, les voici déterminées à franchir une route encore plus cabossée et boueuse, ce qui conduit irrémédiablement à un embourbement du minibus. La scène suivante est assez absurde. Yotam se retrouve à pousser avec quelques éleveurs porcins voisins qui ont interrompu la castration de jeunes porcs pour venir prêter main forte. Gwen déshabille Sabbath qui transpire sous la chaleur accablante et tente de trouver un peu d’ombre sous un arbre. On se regarde… on la sent pas cette histoire. Pendant ce temps les deux mémés se lyophilisent dans le minibus avec la chaleur. La propriétaire ne cesse de nous répéter que c’est juste à 300 mètres (Pourquoi ne pas l’avoir dit avant ? On y serait tous allés à pied). On finit bien sûr en marchant et à mesure qu’on avance on comprend qu’elle cherche à nous vendre une forêt ! Ce n’est clairement ce n’est pas ce que l’on recherche, et on ne s’imagine pas couper autant d’ arbres. On lui explique, elle se défend en disant que c’est un terrain de famille qu’elle n’a pas entretenu et que les arbres ça se coupe. On est pas intéressés mais la situation est gênante car, sans notre propre véhicule, nous comptons sur elle pour nous poser à Nicoya sur le chemin du retour… car contrairement à ce qu’on pensait, elle était juste venue passer l’après midi sur place et c’est ainsi qu’on devient un fardeau. Voila donc qu’on nous traine pendant une heure faire la causette avec le parrain qui vit à côté, puis une heure de plus chez un voisin qu’elle essaie de convaincre de couper les arbres en une semaine. Elle ne dupe personne : ce travail là demande plus d’un mois mais essaie tout de même de nous convaincre. L’heure tournait et on se sentait un peu tenus en embuscade. Malgré sa colère contenue elle tâche de rester cordiale et on voit bien qu’elle passe une journée pourrie car non seulement elle n’a pas vendu son terrain mais en plus elle a embouti son pare choc en repartant !

La deuxième visite a été bien différente. On devait visiter deux terrains à Caimital, situé entre Samara et Nicoya. Le village étant doté d’un arrêt de bus nous avons pu arriver et repartir par nos propres moyens. Ce sont deux vieux escrocs qui nous ont fait visiter. Le premier terrain a mis la puce à l’oreille à Yotam qui voyait bien que la superficie réelle représentait la moitié de celle annoncée. Le deuxième terrain était plus intéressant, alors on a demandé si les papiers étaient en règle et si ils étaient enregistrés au cadastre. On nous répond que oui, tout est en règle… et on a eu la bonne idée de prendre une photo du plan cadastral. On s’est en effet rendus compte en l’examinant plus tard qu’ils voulaient nous vendre un terrain dont ils ne possédaient en réalité qu’une moitié ! Arnaque bien ficelée donc. Après la visite, ils nous avaient même invités à prendre un rafraîchissement, tout en nous tenant de grands discours concernant leur bonne foi, ”à leur âge ils souhaitent juste être en paix, ils n’ont plus besoin d’argent et que c’est pour ça que le terrain est à un bon prix.” Leur prose bien rodée est appuyée par quelques bondieuseries, histoire de nous faire avaler la pilule (ou Jesus). Heureusement qu’on est pas des pigeons, car ce genre d’arnaque c’est apparemment monnaie courante au Costa Rica.

Dans tous les cas, chaque visite est instructive. On prend vraiment notre temps car on l’a compris, il n’y a pas que le terrain qui est important. L’environnement, la proximité avec certaines commodités, le climat aussi. Et puis aujourd’hui, après avoir connu depuis six mois le Costa Rica rural et authentique, on aspire plutôt à se rapprocher d’une communauté d’expatriés ou en tout cas une population qui partage les mêmes centres d’intérêts. Les ticos ruraux sont très gentils mais c’est pas facile pour deux métalleux de se faire des potes dans un environnement où l’église du coin est le plus grand vecteur de lien social, et autant vous dire qu’ils ne sont pas fans des t-shirts de Yotam !

En dehors de ça, Sabbath grandit, il a maintenant trois mois, il est en parfaite santé et nous laisse un peu plus dormir qu’au début. Les pleurs dûs aux coliques laissent peu à peu place à des gazouillis qui nous font complètement craquer.

Zombie est toujours la chatte la plus cool du monde ! C’est même étonnant de voir à quel point elle s’adapte à nos nombreux déménagements dans le pays.

Une fois nos soucis de logement résolus, on a quand même bien profité de la plage de Samara, magnifique lieu de farniente où règne une ambiance des plus paisibles. On est bien loin des plages françaises bondées de monde. L’eau y est calme et d’une température idéale. Vivement que Sabbath soit assez grand pour en profiter !

Formalités

Demander la résidence au Costa Rica sans avocat, c’est possible !

Après des mois de préparation,
une étape cruciale pour notre installation au Costa Rica vient d’être franchie : nos dossiers de demande de résidence sont enfin déposés à la migración ! Une bonne dose de stress retombe enfin car nous les avons déposés le DERNIER jour ouvrable avant que nos visas touristes arrivent à expiration… autant dire qu’on n’avait pas intérêt à se planter sinon on devait faire un aller retour à la frontière en catimini ! Car il faut bien entendu être en règle pour déposer sa demande : visa valide et passeport loin de sa date d’expiration.

Au Costa Rica, il y a deux façons d’obtenir la résidence permanente : soit avoir été en résidence temporaire durant trois ans (comme investisseur, rentier, retraité…) ou soit directement, quand on a un lien de sang de premier degré avec un costaricien. Comme Sabbath est né au Costa Rica il est Tico, ce qui nous simplifie les choses.

On nous avait dit qu’il était nécessaire de se faire accompagner par un avocat pour cette procédure… en réalité seule une bonne organisation a été nécessaire. Rien n’est compliqué, il faut juste s’armer de patience, et parler espagnol bien sûr.

Ce récit a pour objet de montrer que l’on peut se débrouiller seul mais ne dispense évidemment pas de suivre les recommandations de la migración, tout est indiqué sur leur site : http://www.migracion.go.cr

Quel que soit le motif de résidence, la majorité des documents requis sont les mêmes.

Les étapes ont été les suivantes :

1) Quelques mois avant le dépôt du dossier (6 mois maximum) récupérer les documents suivants et les faire apostiller :
– acte de naissance,
– extrait de casier judiciaire,
– acte de mariage,
A faire idéalement quand on est encore en France !!! Depuis l’étranger c’est faisable mais bien plus compliqué. C’est ce qui s’est passé pour nous, car avant de partir nous pensions naïvement pouvoir obtenir tous ces documents auprès du consulat… qui nous a dit de nous débrouiller. L’aide de la famille a donc été précieuse. Pour certaines apostilles, nous avons également fait appel à un mandataire très efficace : http://www.service-apostille.com

2) Faire traduire ces documents en espagnol par un traducteur agréé par la Casa Amarilla (Ministère des relations extérieures) : nous avons fait appel aux services d’une traductrice de San Jose, qui a traduit à distance nos documents scannés. On n’avait plus qu’à récupérer les traductions la veille du dépôt du dossier. Pratique !

3) Quelques semaines avant le dépôt du dossier, copier toutes les pages de nos passeports et demander à un notaire d’attester que les copies sont conformes au document original. Le notaire appose son sceau sur toutes les pages et scelle le tout.

4) Depuis une banque costaricienne (nous l’avons fait depuis la BCR où on peut faire le dépôt en liquide), faire un dépôt de 50$ pour frais de dossier + éventuellement 200$ quand comme nous on est entré avec un visa de tourisme sur le compte de la migración. Le dépôt peut bien sûr se faire en colones. Le justificatif de dépôt doit être glissé dans le dossier de demande de résidence.

5) Joindre un certificat de naissance de Sabbath datant de moins de deux mois. Le certificat de naissance est disponible environ trois semaines après la déclaration au Registro civil. Comme on avait peu de temps, on avait fait une demande urgente et nous l’avons obtenu deux jours avant le dépôt de nos dossiers. Ouf !

6) S’enregistrer sur le registre des français à l’étranger, et glisser la preuve dans le dossier.  Attention, il est demandé un justificatif de domicile, chose que nous n’avions pas. Nous avons donc dû demander une quittance de loyer à notre propriétaire à cet effet. La démarche se fait en ligne. Au bout de quelques jours sans réponse à notre inscription, nous avons appelé le consulat… il fallait le faire sur place car ils avaient une panne d’électricité et au moment où on est venus ils avaient une panne d’imprimante ! Ça sentait le roussi… On était la veille du dépôt du dossier. Heureusement ils ont finalement pu nous fournir la preuve de notre inscription. Encore ouf !

7) Faire un relevé des empreintes digitales au Ministerio de la Seguridad et joindre le justificatif dans le dossier. Il faut prévoir deux photos taille passeport et un certificat de naissance en plus pour le Ministerio. Il y a un questionnaire à remplir et un entretien avec un fonctionnaire qui pose des questions étonnantes : description et emplacements de ses tatouages ou cicatrices, couleur de la maison que l’on habite, nombre d’étages… un peu plus et on nous demandait la couleur de nos sous vêtements !

8) Ajouter dans le dossier :
– le formulaire de demande de résidence, qui contient des informations générales,
– le courrier motivant la demande de résidence, rédigé en espagnol, adressé au directeur de la migración, à signer impérativement devant le fonctionnaire de la migración,
– 2 photos format passeport.

9) Photocopier toutes les pièces des dossiers, par mesure de précaution. Il arriverait apparemment qu’il y ait des pertes de documents à la migración…

10) Déposer le dossier à la migración. La veille nous avions dormi dans un hôtel à proximité et nous étions présents quelques minutes avant l’ouverture. Cela nous a laissé le temps d’aller acheter les timbres  fiscaux au vendeur de snack dont la gargotte rouge se trouve devant l’entrée de la migración. Le vendeur regarde notre dossier et sait de combien de timbres nous avons besoin. Nous sommes ensuite entrés dans l’enceinte de la migración et nous avons vu une incroyable file d’attente. On nous a fait passer par une file prioritaire car nous étions avec Sabbath. Nous sommes ainsi passés devant la trentaine de personnes qui attendaient. La fonctionnaire nous a indiqué un autre bâtiment où nous devions nous rendre. Pareil, nous arrivons et voyons une file d’attente qui fait presque la longueur du bâtiment. On nous indique un autre endroit prioritaire où nous sommes les premiers. Nous sommes restés assis un moment, ça a duré environ un quart d’heure chacun, nos dossiers étaient bien complets, et à 9 heures nous avions fini.

Nous n’avons plus qu’à nous inscrire à la Caja (caisse d’assurance maladie costaricienne) la semaine prochaine et attendre le traitement de notre dossier… ce qui en théorie se fait dans un délai de trois mois mais qui en pratique peut traîner plus d’un an. En tout cas l’énorme avantage que notre dossier soit déposé, c’est que nous n’avons plus besoin de sortir tous les 90 jours du pays !

Coût total de la procédure par personne :
– frais de dossiers : 140500 colones
– frais de courriers : 25000 colones
– frais d’apostilles : 66296 colones (114 euros)
– traductions : 27000 colones
– notaire : 15000 colones
– photos / photocopies / timbres : 10000 colones estimés

Total : 283796 colones (488 euros), sans compter le séjour éclair à San Jose pour assurer ces formalités.

Nous avons comparé avec le devis que nous avions reçu d’un avocat réputé peu cher : cela nous aurait coûté le double ! Sans commentaire…

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Sabbath

Les amis, nous avons aujourd’hui une fantastique, incroyable, merveilleuse, énorme, que dis je, colossale nouvelle à vous annoncer ! Notre fils, Sabbath, est né ce vendredi 21 octobre 2016 !

Ce fut un accouchement long et difficile mais il est né dans des conditions douces. Nous étions au calme à la maison et dans le salon se trouvait une piscine gonflable remplie d’eau tiède. L’ambiance tamisée à la lueur des bougies en cire d’abeilles était très apaisante. Loin des néons, des cris et des odeurs médicamenteuses des hôpitaux Rebecca et Marie, les deux sages femmes de l’association Mamasol, ont été d’une aide précieuse.

La terrasse suspendue dans les nuages

Nous avions déménagé un mois avant la date prévue dans une magnifique maison située sur une colline surplombant la ville, à un quart d’heure de l’hôpital en cas de complication. En réalité l’accouchement n’était pas si simple car Sabbath se présentait la tête la première, mais sur le dos… pas franchement idéal. Cette difficulté a fortement rallongé l’accouchement et Gwen se sentait épuisée. En détresse, à bout de souffle et ayant perdu l’espoir, nous nous sommes résignés à nous rendre à contrecoeur à l’hôpital pour abréger ses souffrances. Tandis que l’on se préparait pour s’y rendre le petit bonhomme a finalement pointé le bout de son nez, tout rose et tout mignon.

Nous sommes fous de bonheur… ce sont vraiment les meilleurs instants de notre vie !

Mes deux amours

L’arrivée de notre petit loup nous conforte plus que jamais dans notre choix de vie : nous souhaitons privilégier le NATUREL au maximum et générer le MOINS DE DÉCHETS possible. Alors pour le naturel, comme c’est vraiment difficile à trouver à Turrialba, on a dû s’approvisionner ailleurs malheureusement (consommer local fait aussi partie de nos objectifs, mais parfois c’est impossible ici). Nous avions notamment très à coeur d’offrir un nid douillet et sain à Sabbath… le sommeil d’un bébé c’est sacré ! Nous avons donc demandé à un artisan vannier de réaliser un couffin en osier, que nous avons recouvert d’une peau d’agneau toute douce. En revanche générer le moins de déchets possible c’est simple, grâce aux couches lavables et à l’allaitement !

un joli nid sain et douillet pour Sabbath
un joli nid sain et douillet pour Sabbath

D’ici un mois nous allons partir sur la côte Pacifique du pays explorer les alentours d’Hojancha. Cette petite ville est reconnue pour sa lutte contre la pollution. En effet c’est le seul canton de toute la province du Guanacaste a avoir obtenu la distinction “Drapeau Bleu Ecologique” pour sa propreté et ses efforts sur la préservation des ressources naturelles. En théorie ça a l’air super, nous irons nous faire notre propre avis. Nous avons pour l’instant trouvé un point de chute à playa Samara… il y a plus laid, vous en conviendrez !

Playa Samara
Playa Samara, canton d’Hojancha