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La vie continue…

Bon, des fois, la “Poas” faut pas trop l’invoquer… sinon elle croit qu’on l’invite ! Il était trop beau pour être honnête, notre bout de Suisse au Costa Rica. En plus de l’uso de suelo (document de la municipalité qui définit quel type d’activité on peut exercer sur le terrain) qui n’était pas conforme à notre projet, nous avons eu le déplaisir de découvrir au gré de nos pérégrinations virtuelles que le propriétaire de la ferme laitière mettait en vente… toute sa propriété ! Sachant qu’il était prévu que nous ayons une servitude sur sa propriété pour accéder à notre terrain, cela signifiait que notre voisinage immédiat (des jolis pâturages avec des vaches) allait pouvoir changer d’un instant à l’autre. Bien entendu, le propriétaire s’était bien gardé de nous le dire. Nous étions à deux doigts de signer le contrat de vente, heureusement nous sommes prudents et nous avions effectué les vérifications avant. Les choses ne sont pas toujours aussi simples et rapides qu’on le souhaiterait, mais nous sommes heureux car depuis le début de notre recherche de terrain nous avons évité quelques pièges qui auraient pu nous être non pas fatals, mais nous auraient laissés tout bonnement sur la paille, avec seulement nos yeux pour pleurer… Or ce n’est pas le cas, et nous sommes toujours tous les quatre en bonne santé et plein d’amour ! Sabbath qui fait ses huit mois dans quelques jours s’assied comme un grand et commence même à essayer se mettre debout en s’appuyant sur nous ! Il a une jolie première dent aussi… La vie continue donc.

Sinon ça fait un an que nous sommes au Costa Rica, déjà ! A cette occasion, nous avons fait un voyage éclair en France pour voir famille et amis, et récupérer nos affaires… dont notre matériel photo ! Oui, un an sans matériel quand on est amoureux de la photographie, c’est long… mais cela nous a permis de nous concentrer sur d’autres priorités.

Allez, prochaine aventure : acheter une voiture au Costa Rica ! On vous raconte ça bientôt.

Les deux hommes de ma vie
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Un rêve de montagnards

Nous ne sommes pas très assidus dans la tenue de ce blog, mais nous avons aujourd’hui une excellente nouvelle : nous avons trouvé le terrain de nos rêves !

Celui-ci est situé dans une zone stratégique : à distance raisonnable de l’aéroport et de la capitale, et surtout proche du célèbre volcan Poas, au coeur d’une ferme laitière de 88 hectares, à une altitude d’environ 2000 mètres.

Nous avons eu un coup de foudre immédiat. L’air y est pur, la vue est dégagée quasiment à 360 degrés, la topographie idéale pour notre projet de vie. Les journées y sont chaudes et les soirées fraîches.

Quand le Poas décide de faire des siennes, nous avons une vue privilégiée sur les fumerolles sans pour autant recevoir les cendres car la pente du volcan ainsi que le sens du vent nous sont favorables.

Nos voisines les vaches sont discrètes… et nous aurons facilement accès à du lait cru, parfait pour la confection de fromages maison ! En prime grâce à elles le terrain est bien fertilisé…

Lors de notre première visite, nous avons rencontré une biche et une autre fois nous y avons cueilli des pleurotes. Dans la zone où nous sommes il y a beaucoup de production… de fraises ! À voir ces paysages, on pourrait se croire en Auvergne ou en Suisse. Mais non, nous sommes bien au Costa Rica, un pays qui nous étonnera toujours par sa diversité !

Comme c’est le cas depuis le début de notre expatriation, de nombreuses formalités administratives nous attendent à nouveau pour conclure l’acquisition de ce terrain et celà va prendre quelques mois avant que nous puissions commencer à construire et à semer.

… Pourvu qu’on ait pas la Poas !

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Une nouvelle énergie

Notre déménagement à Grecia était une excellente chose : nous sommes à nouveau énergiques, positifs et motivés ! Que ce soit l’air pur ou l’accueil des griegos (et notamment de la communauté metal : nous avons été invités à une fête le soir même de notre arrivée !), tout nous amène à nous sentir bien. Nous laissons sans regret derrière nous le four Guanacaste… et ses scorpions.

Nos journées sont très actives. Nous enchaînons les visites de terrains, ce qui nous permet de visiter les alentours et de mieux affiner quelle zone autour de Grecia nous intéresse le plus. Le canton n’est pas très grand mais nous sommes encore piétons, alors on se fait balader par tout un chacun souhaitant nous faire visiter un terrain. Au Costa Rica la profession d’agent immobilier n’est pas réglementée, n’importe qui peut alors s’ improviser… et toucher sa commission sur la vente. Autant dire que ça en motive plus d’un ! Nous avons donc opté pour la stratégie suivante : plutôt que de répondre à des annonces dont les prix sont aberrants (beaucoup espèrent tomber sur le gringo assis sur une montagne d’or alors il y a une large surévaluation des prix annoncés), nous informons de notre recherche toutes les personnes que nous rencontrons ainsi que sur les réseaux sociaux. Cela nous permet d’un d’accéder au marché caché (tout est à vendre mais il n’y a pas forcément d’annonce) et de deux de pouvoir mieux négocier les prix car nous mettons tous ces intermédiaires improvisés en concurrence. Il n’y en a en effet aucune exclusivité… que ce soit pour nous comme pour les vendeurs. En tout cas nous avons bon espoir… Les vues autour de Grecia sont magnifiques et donnent clairement envie de prendre de la hauteur !

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Pour la première fois depuis notre arrivée au Costa Rica nous nous sommes accordés quelques activités touristiques : découverte du spectaculaire volcan Poas et visite de Sarchi, connue pour son artisanat traditionnel : travail du bois et peintures aux couleurs vives.

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Sabbath occupe bien entendu une place centrale dans notre vie.

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Il grandit à vue d’oeil et dernièrement nous avons entendu ses premiers rires ! Il est en effet très bon public quand on fait les pitres… donc on fait tout le temps les pitres ! On est maintenant loin du petit être qui ne faisait que boire et pleurer… il devient câlin, curieux et très sociable !

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Notre vie avec ce petit bout est super, et c’est passionnant de voir sa compréhension s’accroître de jour en jour. Il a également une meilleure préhension et commence à manifester un vif intérêt pour ce qu’il se passe dans nos assiettes… bientôt il pourra manger comme un grand !

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Retour dans les montagnes

Le Costa Rica est un pays aux nombreux microclimats. On ne saurait pas vous dire exactement combien car selon les sources ça varie, mais au moins une dizaine c’est certain. En revanche il y a une constante dans tout le pays  ce sont les deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies. Mais selon l’endroit où on se situe (proximité avec les côtes, altitude…), ces deux saisons sont vécues de manière totalement différentes. Il est dans ce cas important de bien savoir ce que l’on veut vraiment avant de jeter définitivement son ancre ! Certains sont des lézards et vont adorer la chaleur sèche du Guanacaste, d’autres sont plus des grenouilles et vont se sentir dans leur élément dans la chaleur humide des Caraïbes… et d’autres comme 75 pour cent de la population sont plus des pumas qui vont préférer un climat un poil plus tempéré et ainsi choisir de vivre dans les montagnes de la vallée centrale.

Nous ce qu’on préfère, c’est l’air des montagnes… une brise fraîche, des journées chaudes et des soirées fraîches. De l’eau, mais pas non plus de là à en faire moisir les vêtements dans les placards. Le fait de vivre depuis deux mois dans le Guanacaste l’a vraiment confirmé. Depuis notre arrivée à Samara début décembre, les paysages se sont transformés avec le soleil, les prairies verdoyantes ont cédé la place à des étendues d’herbe brûlée. La chaleur est tellement pesante qu’on a une énergie pachydermique et il nous est difficile de vivre sans climatisation… ce qui est antipermaculturel au possible ! Alors on a décidé de retourner dans les montagnes, mais cette fois ci plus près de la capitale et de sa vie culturelle.

égliseGreciaC’est ainsi que nous avons choisi de venir vivre à Grecia, proche du volcan Poas. Connue pour son église de fer, cette ville regroupe une population d’expatriés assez importante et un marché fermier gigantesque. Les habitants de Grecia sont appelés les griegos (grecs) et ce qui est amusant c’est qu’on a vu quelques maisons avec des colonnes… mais pas un seul kebab !

Déménagement prévu courant février.

 

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De Samara à Nicoya

Notre arrivée sur la péninsule de Nicoya a été émaillée de soucis de logement et de visites de terrains des plus abracadabrantes.

Pour commencer, la ”maison” que nous avions trouvée à Samara s’est avérée être un taudis. Quand la propriétaire nous a accueillis, elle était encore en train de passer de l’eau de javel sur le sol, lequel était une simple dalle de béton fissurée de toutes parts. Quand il pleuvait, l’eau s’y infiltrait et nos affaires ont failli être trempées.
Il y avait des ouvertures avec des volets, mais ni vitres ni moustiquaires. Nous avions décidé en arrivant au Costa Rica que tant que nous ne serions pas sur notre terrain, nous ne laisserions pas sortir Zombie, de peur de ne pas la voir revenir. On était donc obligés de garder les volets fermés en permanence. Celà n’a servi à rien car le toit en tôle de la bicoque étant à peine fixée au quatre coins, elle réussissait à s’échapper. Heureusement elle finissait par revenir à chaque fois. Les poutres qui soutenaient la mezzanine étaient infestées par des termites et il pleuvait de la sciure de bois prédigérée, notamment sur la table où on mangeait. L’eau stagnante d’un cloaque au fond du terrain vague attirait les moustiques et dès le crépuscule on devait rester planqués sous la moustiquaire qui protégeait notre lit. Après trois jours de cauchemar, nous avons décidé de partir. On avait prévu d’y passer plus d’un mois mais dans ces conditions il en était hors de question. Ce fut difficile de trouver autre chose car on arrivait au début de la saison touristique et que tous les autres logements affichaient complet ou étaient hors de prix. Parachutés en urgence dans un hôtel, nous avons décidé de chercher un logement dans les terres, à Nicoya, à 40 kilomètres au Nord de Samara. La quête fut ardue, car Nicoya est tout le contraire de Samara, c’est à dire absolument pas touristique et de ce fait il était très difficile d’y trouver un logement meublé. En revanche les prix y sont tout à fait convenables.

Nous avons passé des heures de recherche sur internet et quelques jours à quadriller méthodiquement Nicoya quartier par quartier sous un soleil de plomb, à la recherche de pancartes ”se alquila” (à louer). Nous avons finalement trouvé et sommes donc maintenant basés à Nicoya pour une durée indéterminée. De là nous allons pouvoir découvrir la péninsule en faisant des escapades à la recherche du terrain coup de coeur.

Nous en avons déjà visité quelques uns.

Le premier terrain, pas cher du tout et d’une bonne dimension, était situé à Hojancha. Il n’y avait pas de photo mais la propriétaire nous avait assuré par téléphone que le terrain était plutôt plat. La visite avait lieu un samedi matin, elle se déplaçait de la capitale San Jose pour nous le montrer. On imaginait donc qu’elle venait passer le week-end sur place. A la base, Hojancha nous intéressait en raison de son climat tempéré dû à son altitude et de sa proximité avec Samara, sa plage et son école alternative. Notre enthousiasme est vite retombé quand on a compris le matin même qu’il n’y avait pas de bus direct pour Samara… critère rédhibitoire pour nous. On avait rendez-vous, on allait tout de même voir ce terrain par curiosité, nous sommes donc venus en taxi à Hojancha. Après une heure et demie de retard, la propriétaire du terrain est arrivée dans un minibus où elle avait entassé sa mère, sa grand mère, sa belle fille et sa petite fille. Elle nous a embarqués et, après quelques minutes de route, nous roulons sur un chemin cabossé qui nécessite clairement un 4×4. En dépit du bon sens, les voici déterminées à franchir une route encore plus cabossée et boueuse, ce qui conduit irrémédiablement à un embourbement du minibus. La scène suivante est assez absurde. Yotam se retrouve à pousser avec quelques éleveurs porcins voisins qui ont interrompu la castration de jeunes porcs pour venir prêter main forte. Gwen déshabille Sabbath qui transpire sous la chaleur accablante et tente de trouver un peu d’ombre sous un arbre. On se regarde… on la sent pas cette histoire. Pendant ce temps les deux mémés se lyophilisent dans le minibus avec la chaleur. La propriétaire ne cesse de nous répéter que c’est juste à 300 mètres (Pourquoi ne pas l’avoir dit avant ? On y serait tous allés à pied). On finit bien sûr en marchant et à mesure qu’on avance on comprend qu’elle cherche à nous vendre une forêt ! Ce n’est clairement ce n’est pas ce que l’on recherche, et on ne s’imagine pas couper autant d’ arbres. On lui explique, elle se défend en disant que c’est un terrain de famille qu’elle n’a pas entretenu et que les arbres ça se coupe. On est pas intéressés mais la situation est gênante car, sans notre propre véhicule, nous comptons sur elle pour nous poser à Nicoya sur le chemin du retour… car contrairement à ce qu’on pensait, elle était juste venue passer l’après midi sur place et c’est ainsi qu’on devient un fardeau. Voila donc qu’on nous traine pendant une heure faire la causette avec le parrain qui vit à côté, puis une heure de plus chez un voisin qu’elle essaie de convaincre de couper les arbres en une semaine. Elle ne dupe personne : ce travail là demande plus d’un mois mais essaie tout de même de nous convaincre. L’heure tournait et on se sentait un peu tenus en embuscade. Malgré sa colère contenue elle tâche de rester cordiale et on voit bien qu’elle passe une journée pourrie car non seulement elle n’a pas vendu son terrain mais en plus elle a embouti son pare choc en repartant !

La deuxième visite a été bien différente. On devait visiter deux terrains à Caimital, situé entre Samara et Nicoya. Le village étant doté d’un arrêt de bus nous avons pu arriver et repartir par nos propres moyens. Ce sont deux vieux escrocs qui nous ont fait visiter. Le premier terrain a mis la puce à l’oreille à Yotam qui voyait bien que la superficie réelle représentait la moitié de celle annoncée. Le deuxième terrain était plus intéressant, alors on a demandé si les papiers étaient en règle et si ils étaient enregistrés au cadastre. On nous répond que oui, tout est en règle… et on a eu la bonne idée de prendre une photo du plan cadastral. On s’est en effet rendus compte en l’examinant plus tard qu’ils voulaient nous vendre un terrain dont ils ne possédaient en réalité qu’une moitié ! Arnaque bien ficelée donc. Après la visite, ils nous avaient même invités à prendre un rafraîchissement, tout en nous tenant de grands discours concernant leur bonne foi, ”à leur âge ils souhaitent juste être en paix, ils n’ont plus besoin d’argent et que c’est pour ça que le terrain est à un bon prix.” Leur prose bien rodée est appuyée par quelques bondieuseries, histoire de nous faire avaler la pilule (ou Jesus). Heureusement qu’on est pas des pigeons, car ce genre d’arnaque c’est apparemment monnaie courante au Costa Rica.

Dans tous les cas, chaque visite est instructive. On prend vraiment notre temps car on l’a compris, il n’y a pas que le terrain qui est important. L’environnement, la proximité avec certaines commodités, le climat aussi. Et puis aujourd’hui, après avoir connu depuis six mois le Costa Rica rural et authentique, on aspire plutôt à se rapprocher d’une communauté d’expatriés ou en tout cas une population qui partage les mêmes centres d’intérêts. Les ticos ruraux sont très gentils mais c’est pas facile pour deux métalleux de se faire des potes dans un environnement où l’église du coin est le plus grand vecteur de lien social, et autant vous dire qu’ils ne sont pas fans des t-shirts de Yotam !

En dehors de ça, Sabbath grandit, il a maintenant trois mois, il est en parfaite santé et nous laisse un peu plus dormir qu’au début. Les pleurs dûs aux coliques laissent peu à peu place à des gazouillis qui nous font complètement craquer.

Zombie est toujours la chatte la plus cool du monde ! C’est même étonnant de voir à quel point elle s’adapte à nos nombreux déménagements dans le pays.

Une fois nos soucis de logement résolus, on a quand même bien profité de la plage de Samara, magnifique lieu de farniente où règne une ambiance des plus paisibles. On est bien loin des plages françaises bondées de monde. L’eau y est calme et d’une température idéale. Vivement que Sabbath soit assez grand pour en profiter !

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Sabbath

Les amis, nous avons aujourd’hui une fantastique, incroyable, merveilleuse, énorme, que dis je, colossale nouvelle à vous annoncer ! Notre fils, Sabbath, est né ce vendredi 21 octobre 2016 !

Ce fut un accouchement long et difficile mais il est né dans des conditions douces. Nous étions au calme à la maison et dans le salon se trouvait une piscine gonflable remplie d’eau tiède. L’ambiance tamisée à la lueur des bougies en cire d’abeilles était très apaisante. Loin des néons, des cris et des odeurs médicamenteuses des hôpitaux Rebecca et Marie, les deux sages femmes de l’association Mamasol, ont été d’une aide précieuse.

La terrasse suspendue dans les nuages

Nous avions déménagé un mois avant la date prévue dans une magnifique maison située sur une colline surplombant la ville, à un quart d’heure de l’hôpital en cas de complication. En réalité l’accouchement n’était pas si simple car Sabbath se présentait la tête la première, mais sur le dos… pas franchement idéal. Cette difficulté a fortement rallongé l’accouchement et Gwen se sentait épuisée. En détresse, à bout de souffle et ayant perdu l’espoir, nous nous sommes résignés à nous rendre à contrecoeur à l’hôpital pour abréger ses souffrances. Tandis que l’on se préparait pour s’y rendre le petit bonhomme a finalement pointé le bout de son nez, tout rose et tout mignon.

Nous sommes fous de bonheur… ce sont vraiment les meilleurs instants de notre vie !

Mes deux amours

L’arrivée de notre petit loup nous conforte plus que jamais dans notre choix de vie : nous souhaitons privilégier le NATUREL au maximum et générer le MOINS DE DÉCHETS possible. Alors pour le naturel, comme c’est vraiment difficile à trouver à Turrialba, on a dû s’approvisionner ailleurs malheureusement (consommer local fait aussi partie de nos objectifs, mais parfois c’est impossible ici). Nous avions notamment très à coeur d’offrir un nid douillet et sain à Sabbath… le sommeil d’un bébé c’est sacré ! Nous avons donc demandé à un artisan vannier de réaliser un couffin en osier, que nous avons recouvert d’une peau d’agneau toute douce. En revanche générer le moins de déchets possible c’est simple, grâce aux couches lavables et à l’allaitement !

un joli nid sain et douillet pour Sabbath
un joli nid sain et douillet pour Sabbath

D’ici un mois nous allons partir sur la côte Pacifique du pays explorer les alentours d’Hojancha. Cette petite ville est reconnue pour sa lutte contre la pollution. En effet c’est le seul canton de toute la province du Guanacaste a avoir obtenu la distinction “Drapeau Bleu Ecologique” pour sa propreté et ses efforts sur la préservation des ressources naturelles. En théorie ça a l’air super, nous irons nous faire notre propre avis. Nous avons pour l’instant trouvé un point de chute à playa Samara… il y a plus laid, vous en conviendrez !

Playa Samara
Playa Samara, canton d’Hojancha
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Rien ne sert de courir…

Ces dernières semaines, l’étouffante humidité de la côte Caraïbe a fait chauffer nos méninges tout en nous permettant de tempérer nos ardeurs. Ce temps nous a permis de prendre du recul.

Oui, Turrialba est une petite ville où il fait bon vivre, oui le terrain que nous avons trouvé est incroyable, oui les vues sur les montagnes sont magnifiques, oui mais…

Au delà de notre enthousiasme débordant et de notre volonté de vivre différemment, nous avons décidé d’écouter les conseils bienveillants donnés par la famille et les expatriés présents dans le pays depuis quelques années.

Noa, la sœur de Yotam et son mari, Itamar, ont fondé Cacao Magic, afin de partager les bienfaits du cacao cru fermenté au travers de cérémonies initiatiques

En effet, si l’on envisage la chose sous un autre prisme, celui de la réussite potentielle de notre projet, Turrialba n’est sans doute pas le meilleur endroit car ce n’est pas une région très touristique. Et ce terrain en particulier… car ce qu’on n’avait pas pris suffisamment en compte, c’était son isolement. Situé à environ une heure de Turrialba, dans la zone du monument national Guayabo (ruine précolombienne), il fallait vraiment le ”mériter”. En effet, une fois qu’on avait quitté la route principale, il fallait encore parcourir environ six kilomètres de piste caillouteuse cabossée, pratiquable uniquement en 4×4… de quoi rebuter les esprits peu aventureux ?

Nous qui avons quitté une capitale encombrée, on a justement été séduits par le calme du lieu… mais si l’on compte attirer des clients dans nos chambres d’hôtes écologiques, il faut sans doute trouver un compromis entre nos aspirations de calme et le potentiel touristique du lieu.

Notre choix de vie c’est de ralentir et prendre le temps de vivre, et on est loin du cliché du gringo venu pour se faire un maximum de blé au Costa Rica… Mais la réussite de notre expatriation passe forcément par sa réussite économique. On a entendu bon nombre de mises en garde sur des expatriations ratées, des personnes qui revenaient la queue entre les jambes en France après avoir échoué et tout perdu…. et clairement on ne veut pas ajouter nos noms à cette liste noire !

Alors nous avons décidé de prendre davantage notre temps… se concentrer dans un premier temps sur la naissance de notre fils, prendre nos marques en tant que jeunes parents, puis visiter ensuite le reste du pays. Des coups de coeur, on en aura forcément d’autres dans ce pays magnifique…

déjà 7 mois et demi que bébé est dans le ventre !

Notre choix ne se portera pas non plus sur la côte Caraïbe puisque ces dernières semaines furent éprouvantes. Chaque déplacement, chaque mouvement nous faisait suer. Tout tissu devient moite puis moisit. La jungle regorge d’animaux sauvages dont certains sont très dangereux.

Logés chez Ian et Ana, un jeune couple de Permaculteurs qui organise des formations certifiées, nous étions 5 élèves ainsi que 2 volontaires cuisiniers. Tous les jours nous avons appris le design en Permaculture et nous avons pratiqué diverses méthodes dans le jardin luxuriant de la finca. Trois fois par jour, les volontaires cuisiniers nous mijotaient des repas copieux, équilibrés et richement approvisionnés par l’abondante forêt nourricière.

La théorie enseignée lors du Permaculture Design Course se base sur un concentré de connaissances biologiques, tant géologiques que botaniques. Un constat de la dégradation causée par l’homme pousse le Permaculteur à s’inspirer des écosystèmes naturels et expérimenter des cultures variées dont chaque élément interagit positivement avec les autres éléments.

Après une longue visite initiatique du jardin, nous avons planté des haricots, des ananas et des racines (Yucca, Taro, Curcuma, Gingembre). Munis de machettes, nous avons défriché une partie du jardin dans lequel diverses plantes avaient poussé densément à plus d’un mètre de hauteur en à peine quelques mois.

Nous avons également constitué un nouveau compost à l’aide d’un savant mélange de matières azotées et carbonées.

Afin de collecter l’eau de pluie nous avons creusé un bassin et formé une butte d’enceinte compacte avec l’argile extraite. En quelques jours une mare s’est formée, attirant des crapauds qui croassent au clair de lune et de petites grenouilles hypertoxiques aux couleurs vives.

Une maison indigène dans la jungle

Cette fabuleuse forêt nourricière est située au beau milieu de la jungle. Tous les jours on y rencontre des animaux incroyables. Les singes hurleurs font trembler la jungle tous les matins en émettant des hurlements graves et viennent près de notre cabine la nuit pour mastiquer les feuilles des Cresopias. Les papillons multicolores, des colibris scintillants, des petites abeilles mélipones (sans dard) et des lézards à queue bleue s’affairent en plein jour. Les paresseux très discrets, les singes capucins chapardeurs, les perruches, les toucans et les faucons rieurs s’agitent à la cîme des arbres. Les crabes bleus ou oranges des forêts, millepattes, les mantes-religieuses et les agoutis sont plus discrets. Il y a cependant des animaux que l’on préférerait ne pas croiser et pourtant en deux semaines la faune sauvage vient à notre rencontre sans crier gare. Nous avons été surpris par un serpent corail, des araignées sauteuses, une couleuvre à ventre jaune, une blatte de la taille d’une main ouverte et un boa constrictor qui a avalé une poule de bon matin. Malheureusement les moustiques et les fourmis ne nous laissent jamais tranquilles, mais c’est sans compter la redoutable puce des plages dont les piqûres nous ont démangé pendant au moins deux semaines. Dans la mer nous avons vu une raie et de nombreux pélicans mais on nous a aussi mis en garde contre les requins et les caïmans, que nous n’avons heureusement pas croisés.

À la suite de ces deux semaines hors réseau au coeur de la jungle, nous nous sommes accordés quelques jours de détente à Puerto Viejo… une ambiance totalement différente. En effet, nous étions au centre des activités touristiques, dans une zone très bruyante,  à deux pas de la plage. Cette petite parenthèse touristique nous aura permis de faire un peu trempette et de voir la famille, ce qui nous était plus difficile lorsque nous étions dans la finca.

Yahir, un de nos neveux avec ses amis

Puerto Viejo c’est tout petit mais très cosmopolite. Berceau de la culture afro-caribéenne, elle accueille également bon nombre d’expatriés de toutes nationalités. Cette faune internationale conduit la petite ville à se doter d’un marché, de restaurants et de boutiques organiques… il existe également une excellente école alternative à Playa Chiquita, à quelques kilomètres de là. Ces différents éléments pourraient nous inciter à nous installer dans ce secteur, mais la perspective de vivre dans un sauna 24h/24 ne nous attire pas… nous préférons vraiment l’air des montagnes !

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Un pas de géant !!!

Le marché de Turrialba
Le marché de Turrialba

Cela fait presque trois semaines que nous sommes turrialbeños… c’est dire si l’on se plaît à Turrialba ! C’est une petite ville charmante où le calme qui y règne et la sympathie de ses habitants nous font vraiment ressentir la ”Pura Vida”. On y croise peu d’expatriés et c’est tant mieux ! On a vraiment à coeur de réussir notre intégration, alors on s’ astreint à s’ exprimer exclusivement en espagnol… et on progresse de jours en jours !

L’impasse dans laquelle nous vivons en ce moment

Chaque semaine, notre rituel est de nous rendre au marché, lequel est situé sur un ancien chemin de fer, surplombé par une rangée de palmiers géants. On y trouve de beaux fruits et légumes, mais malheureusement il n’y a qu’un producteur certifié organique. Quoi qu’il en soit, le Costa Rica c’est quand même le rêve quand on aime les fruits ! Bananes, mangues, papayes, ananas, ramboutans, caramboles, fruits de la passion… et d’autres fruits que l’on découvre avec bonheur comme la guanabana (corossol) qui est d’une douceur incroyable !

Notre marché de vendredi

Qui a dit que les français étaient obsédés par la (bonne) bouffe ? Si peu voyons… en fait si, on doit bien l’admettre. Et c’est dans un élan d’hédonisme culinaire que nous sommes partis en quête du Graal : un fromage digne de ce nom dans une région qui ne connaît que le fromage spongieux et sans saveur… une mission pour le moins difficile il est vrai. C’est ainsi que nous partîmes sur notre fidèle destrier… tatata ! Euh, en bus plutôt, à la Feria del Queso, foire annuelle qui rassemble les producteurs de fromage de la région. L’unique artisan fromager local qui confectionne des fromages à base de lait cru et fortement inspiré par les traditions franco-suisses s’appelle Le Chaudron. Bien qu’ils donnent des noms distingués à leurs fromages tels que Tomme, Reblochon ou Raclette, la saveur de l’ensemble de leur gamme se résume en une déclinaison du Port-Salut. Autrement dit, il n’est pas donné de surprendre un palais nuancé, exigeant… pour ainsi dire français. Rendez-vous bien compte que, malgré ces sévères critiques formulées à leur encontre, les fromages Le Chaudron sont d’un raffinement rare par rapport à ce que l’on trouve ici. Nous ne pouvons qu’encourager ces artisans à poursuivre leur activité et nous espérons que leur succès inspirera d’autres fromagers à passer au lait cru.

Se déplacer au Costa Rica peut paraître compliqué en l’absence de trains et les routes étroites sont par endroit peu entretenues. Une des deux options qui s’offre à nous est de prendre des taxis qui sont idéaux pour de très court trajets en toute sécurité. Attention cependant à monter dans un taxi agréé par l’État sinon en cas d’accident, pas d’assurance ! Nous évitons les trajets de plusieurs heures car ils coûtent très cher. Le véritable moyen de déplacement est l’autobus dont le réseau couvre l’ensemble du pays. À partir de la capitale San José pour nous rendre dans un village de montagne nous pouvons prendre un premier bus jusqu’à la grande ville la plus proche puis de là bas prendre un second bus local jusqu’au village en question. Le même trajet coûtera pour l’ensemble environ 5 euros en bus comparé au taxi dont le montant peut varier et dépasser 100 euros en quelques heures. Les Ticos sont des gens pour la plupart polis et aimables. Le conducteur demandera aux voyageurs de céder leur place aux personnes handicapées, âgées et femmes enceintes. Toutefois quand il n’y a plus de place pour s’asseoir les voyageurs se retrouvent debout dans le couloir de l’autocar et même si les chauffeurs conduisent prudemment les routes qui serpentent en montagne peuvent vous rendre malade… c’est du vécu !

Cela fait maintenant six mois que Gwen est enceinte et elle a eu un deuxième rendez-vous avec Rebecca, sage femme expérimentée et co-fondatrice de  Mamasol, association qui milite pour une prise en charge plus humaine des femmes durant l’accouchement. Au vu des analyses et examens médicaux, la grossesse se déroule pour le mieux et, hors contretemps de dernière minute, il est prévu que l’accouchement ait lieu à domicile, dans une piscine gonflable prévue à cet effet, avec l’aide de Rebecca. En toute prudence nous ne serons pas bien loin de l’hôpital. Notre futur petit gars est bien actif, c’est assez impressionnant de voir ses mouvement à travers le ventre, et chose étonnante, il est déjà bien installé avec la tête en bas.

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Le mignon chalet, qui nécessite un bon rafraichissement

Après l’échec du volontariat nous avons dédié ce mois de Juillet à la préparation de notre avenir. Au delà de la formation certifiante  de design en permaculture à laquelle nous participons en Août et l’accouchement de Gwen prévu en Octobre il faut organiser notre installation définitive dans ce pays tant de manière administrative que physique. Nous avons donc commencé de manière soutenue la recherche d’un terrain pour construire notre éco-logis. La première visite d’une maison située dans un terrain montagneux escarpé nous a permis de mieux qualifier nos critères de recherche : un terrain sur un haut plateau en sommet de montagne entre 1000  et 1400 mètres d’altitude. Objectif : suffisamment d’espaces plats pour y construire des écodômes, de l’air pur, moins de risques de contaminations de pesticides, et une vue, élément indispensable pour un projet d’éco-tourisme. Nous avons ainsi écumé les sites d’annonces durant des semaines en nous focalisant sur des propriétés à proximité de Turrialba. Les prix aléatoires, les nombreux intermédiaires, les avertissement contre les arnaques et les récits d’abus commis par des notaires corrompus ne nous ont pas découragé. Nous avons contacté une agence immobilière qui nous a fait visiter trois propriétés, dont une qui avait retenu notre attention sur internet. Notre intuition était bonne : nous avons réellement eu le souffle coupé quand nous sommes arrivés sur la propriété en question ! En sommet de montagne, à l’écart du village le plus proche un joli chalet rustique se dresse sur un haut plateau au bord d’une route en graviers et derrière elle s’étendent plus de sept hectares de pâturages. Quelques arbres éparpillés abritent des chevaux mais rien ne vaut le superbe panorama sur la vallée et les montagnes en face. Cette propriété étant une véritable opportunité, correspondant en tous points à notre rêve, nous avons succombé devant tant de beauté et en un pas de géant nous venons de signer une promesse d’achat lundi 25 Juillet !

Un petit aperçu de la vue sur les pâturages et les montagnes du Talamanca

Bon sinon les amis vous nous manquez quand même ! (ce coup-ci c’est vrai 😘)

On a bien hâte d’aménager ce bout de paradis pour vous y accueillir !

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Volontariat versus Permaculture

Le soir du jeudi 23 Juin nous sommes arrivés à Chimirol pour notre volontariat. A 900 mètres d’altitude la température est douce et l’air est moins humide. Nous sommes logés dans une cabane en bois sans électricité ni eau courante.

MAISON

Tous les matins nous allons remplir des bonbonnes d’eau à la rivière qui borde le terrain pour remplir les bassines de vaisselle et de linge. Nous collectons également l’eau de pluie dans des seaux puis nous la filtrons pour ensuite la stocker et la boire… heureusement il pleut intensément au moins une fois tous les deux jours. En guise de toilettes on nous a désigné un seau et de la sciure de bois pour recouvrir les excréments. Une fois le seau plein il faut verser le tout sur le tas de compost “humanure” à l’arrière du jardin.

RIVER

Au Costa Rica durant toute l’année le jour se lève avant 5 heures et se couche environ à 18 heures. Au crépuscule nous allumons des lanternes rechargées au soleil pendant la journée ainsi que nos lampes frontales. Il n’y  a aucune prise électrique ni de réseau téléphonique à moins de 20 minutes de marche. Pour un accès à Internet il faut se rendre en ville a San Isidro del General à 45 minutes de bus une fois par semaine pour se connecter à partir d’un cybercafé. Dans les montagnes les accès wifi sont rares donc nous avons également ouvert une ligne téléphonique 4G par mesure de précaution.

Dans le village de Chimirol on peut compter deux épiceries de junk-food, un bar abandonné et deux restos dont une pizzeria correcte. Les deux bâtiments principaux sont une école primaire qui sensibilise les enfants au recyclage et un centre municipal qui veille au respect de l’environnement. Une fois par semaine se tient un petit marché chaleureux où l’on peut trouver des fruits, des légumes, du bon pain et le plus étonnant, des spécialités brésiliennes. Nous avons eu le plaisir de faire la connaissance de Paula, une brésilienne indigène d’Amazonie qui a vécu dans le sud de la France. Elle est professeur de français et de brésilien et c’est notre première amie au Costa Rica.

San Isidro del General, la grande ville a proximité, n’a pas d’allure ni de charme véritable mais on peut y trouver divers commerces et l’indispensable banque. Il y a 5 bus par jour pour s’y rendre et en repartir donc nos visites nécessitent de l’organisation.

Sur la propriété où nous sommes volontaires poussent des plantains mais peu de bananes, on peut en revanche trouver des mandarines très acides utilisées pour réaliser des citronnades et des goyaves succulentes en confiture. Les goyaves attirent des oiseaux de toutes les couleurs aux chants incroyables et des écureuils gourmands. Des aigles survolent la propriété et parfois la nuit des chauves-souris se retrouvent piégées dans la maison.

CAMINO

Les conditions prévues par notre volontariat sont de travailler 4 heures par jour, 5 jours par semaine en échange du gîte tandis que le repas reste à nos frais. Notre hôtesse était en détresse financière et en procédure de dénonciation auprès de multiples administrations pour des dommages environnementaux causés par ses voisins. Cette canadienne ne parle pas espagnol, ce qui ne facilite pas son rapport aux locaux. Alors que nous étions supposés faire de la permaculture sur son terrain nos efforts ont été détournés pour l’aider a gérer ces problèmes. Au lieu de s’impliquer dans des projets créatifs comme c’était mentionné dans l’annonce, nous avons perdu une semaine à nettoyer, faucher les hautes herbes et les lianes sur son terrain, puis les redécouper en petits bouts pour les entasser dans un coin du jardin.

COMPOST

Pour mieux cerner notre désaccord de fond avec notre hôtesse il suffit d’observer la richesse de cette terre nourricière, chargée d’humus et de vers de terre, propice à la vie. Tandis que nous essayons de la convaincre de réaliser des projets utilisant des ressources disponibles sur sa terre elle nous a forcé a acheter des sacs de terre et de compost. Ces derniers proviennent d’une source dont les polluants ne sont pas maitrisés car elle se fie aux recommandations de personnes peu vigilantes à l’absence de pesticides. Sachez qu’au Costa Rica on utilise excessivement des pesticides interdits ailleurs dans le monde, heureusement ce n’est pas le cas partout.

TOILETTES SECHES

On vous passe de nombreux détails sur les différends que nous avons eu avec elle. Nos initiatives ont été systématiquement rejetées avec des réactions négatives et c’est au bout d’épuisants débats qu’elle a toléré que nous construisions des toilettes sèches et une ridicule jardinière. Au delà du désaccord sur le travail elle nous obligeait a ouvrir notre porte à toute heure. Toutes les contraintes qu’implique ce mode de vie ne nous laissaient pas de temps libre ni d’intimité.

JARDINIERE

Au bout de deux semaines, nous avons donc décidé de mettre fin à notre volontariat pour passer à des activités plus enrichissantes et en adéquation avec notre projet de vie. Nous avons donc choisi dans un premier temps de venir à Turrialba pour faciliter les rendez-vous mensuels chez la sage-femme. Turrialba est le nom du volcan en activité qui surplombe la ville, la spécialité locale est le fromage mais bien loin de concurrencer le fromage français. Nous nous sommes également inscrits au ”Permaculture Design Course” qui se tiendra en Août à Finca Tierra (Coclès) pour approfondir notre Introduction à la Permaculture initiée en Juin à Montreuil par le Sens de l’Humus.

Veni vidi vici !

 

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Enfin arrivés !!!

Holà amigos !

Malgré la longue distance et les nombreuses correspondances, le voyage s’est déroulé à merveille !

Nous avons embarqué dans deux trains, cap sur Barcelone ! Rachel et Martin nous y ont accueillis à bras ouverts. Au programme : atelier de makis maison, découverte de coins mignons et dégustation de tapas ! Merci les amis pour ce dernier week-end européen en votre compagnie !

Barcelona

Dimanche soir, direction l’aéroport de Barcelone où nous avons passé la nuit. Puis se sont enchainés trois vols consécutifs : Francfort, Panama City puis enfin San Jose ! En dépit des calmants, Zombie était plutôt stressée et ça sentait le caca de chat à Francfort ! Malgré tout elle a été d’un courage exemplaire et aujourd’hui le stress est retombé.

Nous passons actuellement quelques jours paisibles chez Ileana en attendant de rejoindre notre volontariat dans les montagnes  chez Shahira. C’est le grand luxe : lit king size et grande baignoire !

Boulette, une amie française qui fait le tour de l’Amérique centrale, nous a rejoint et Yotam nous a préparé le meilleur guacamole de la galaxie !

Vous nous manquez déjà… non c’est pas vrai en fait ! 😝