Formalités

Demander la résidence au Costa Rica sans avocat, c’est possible !

Après des mois de préparation,
une étape cruciale pour notre installation au Costa Rica vient d’être franchie : nos dossiers de demande de résidence sont enfin déposés à la migración ! Une bonne dose de stress retombe enfin car nous les avons déposés le DERNIER jour ouvrable avant que nos visas touristes arrivent à expiration… autant dire qu’on n’avait pas intérêt à se planter sinon on devait faire un aller retour à la frontière en catimini ! Car il faut bien entendu être en règle pour déposer sa demande : visa valide et passeport loin de sa date d’expiration.

Au Costa Rica, il y a deux façons d’obtenir la résidence permanente : soit avoir été en résidence temporaire durant trois ans (comme investisseur, rentier, retraité…) ou soit directement, quand on a un lien de sang de premier degré avec un costaricien. Comme Sabbath est né au Costa Rica il est Tico, ce qui nous simplifie les choses.

On nous avait dit qu’il était nécessaire de se faire accompagner par un avocat pour cette procédure… en réalité seule une bonne organisation a été nécessaire. Rien n’est compliqué, il faut juste s’armer de patience, et parler espagnol bien sûr.

Ce récit a pour objet de montrer que l’on peut se débrouiller seul mais ne dispense évidemment pas de suivre les recommandations de la migración, tout est indiqué sur leur site : http://www.migracion.go.cr

Quel que soit le motif de résidence, la majorité des documents requis sont les mêmes.

Les étapes ont été les suivantes :

1) Quelques mois avant le dépôt du dossier (6 mois maximum) récupérer les documents suivants et les faire apostiller :
– acte de naissance,
– extrait de casier judiciaire,
– acte de mariage,
A faire idéalement quand on est encore en France !!! Depuis l’étranger c’est faisable mais bien plus compliqué. C’est ce qui s’est passé pour nous, car avant de partir nous pensions naïvement pouvoir obtenir tous ces documents auprès du consulat… qui nous a dit de nous débrouiller. L’aide de la famille a donc été précieuse. Pour certaines apostilles, nous avons également fait appel à un mandataire très efficace : http://www.service-apostille.com

2) Faire traduire ces documents en espagnol par un traducteur agréé par la Casa Amarilla (Ministère des relations extérieures) : nous avons fait appel aux services d’une traductrice de San Jose, qui a traduit à distance nos documents scannés. On n’avait plus qu’à récupérer les traductions la veille du dépôt du dossier. Pratique !

3) Quelques semaines avant le dépôt du dossier, copier toutes les pages de nos passeports et demander à un notaire d’attester que les copies sont conformes au document original. Le notaire appose son sceau sur toutes les pages et scelle le tout.

4) Depuis une banque costaricienne (nous l’avons fait depuis la BCR où on peut faire le dépôt en liquide), faire un dépôt de 50$ pour frais de dossier + éventuellement 200$ quand comme nous on est entré avec un visa de tourisme sur le compte de la migración. Le dépôt peut bien sûr se faire en colones. Le justificatif de dépôt doit être glissé dans le dossier de demande de résidence.

5) Joindre un certificat de naissance de Sabbath datant de moins de deux mois. Le certificat de naissance est disponible environ trois semaines après la déclaration au Registro civil. Comme on avait peu de temps, on avait fait une demande urgente et nous l’avons obtenu deux jours avant le dépôt de nos dossiers. Ouf !

6) S’enregistrer sur le registre des français à l’étranger, et glisser la preuve dans le dossier.  Attention, il est demandé un justificatif de domicile, chose que nous n’avions pas. Nous avons donc dû demander une quittance de loyer à notre propriétaire à cet effet. La démarche se fait en ligne. Au bout de quelques jours sans réponse à notre inscription, nous avons appelé le consulat… il fallait le faire sur place car ils avaient une panne d’électricité et au moment où on est venus ils avaient une panne d’imprimante ! Ça sentait le roussi… On était la veille du dépôt du dossier. Heureusement ils ont finalement pu nous fournir la preuve de notre inscription. Encore ouf !

7) Faire un relevé des empreintes digitales au Ministerio de la Seguridad et joindre le justificatif dans le dossier. Il faut prévoir deux photos taille passeport et un certificat de naissance en plus pour le Ministerio. Il y a un questionnaire à remplir et un entretien avec un fonctionnaire qui pose des questions étonnantes : description et emplacements de ses tatouages ou cicatrices, couleur de la maison que l’on habite, nombre d’étages… un peu plus et on nous demandait la couleur de nos sous vêtements !

8) Ajouter dans le dossier :
– le formulaire de demande de résidence, qui contient des informations générales,
– le courrier motivant la demande de résidence, rédigé en espagnol, adressé au directeur de la migración, à signer impérativement devant le fonctionnaire de la migración,
– 2 photos format passeport.

9) Photocopier toutes les pièces des dossiers, par mesure de précaution. Il arriverait apparemment qu’il y ait des pertes de documents à la migración…

10) Déposer le dossier à la migración. La veille nous avions dormi dans un hôtel à proximité et nous étions présents quelques minutes avant l’ouverture. Cela nous a laissé le temps d’aller acheter les timbres  fiscaux au vendeur de snack dont la gargotte rouge se trouve devant l’entrée de la migración. Le vendeur regarde notre dossier et sait de combien de timbres nous avons besoin. Nous sommes ensuite entrés dans l’enceinte de la migración et nous avons vu une incroyable file d’attente. On nous a fait passer par une file prioritaire car nous étions avec Sabbath. Nous sommes ainsi passés devant la trentaine de personnes qui attendaient. La fonctionnaire nous a indiqué un autre bâtiment où nous devions nous rendre. Pareil, nous arrivons et voyons une file d’attente qui fait presque la longueur du bâtiment. On nous indique un autre endroit prioritaire où nous sommes les premiers. Nous sommes restés assis un moment, ça a duré environ un quart d’heure chacun, nos dossiers étaient bien complets, et à 9 heures nous avions fini.

Nous n’avons plus qu’à nous inscrire à la Caja (caisse d’assurance maladie costaricienne) la semaine prochaine et attendre le traitement de notre dossier… ce qui en théorie se fait dans un délai de trois mois mais qui en pratique peut traîner plus d’un an. En tout cas l’énorme avantage que notre dossier soit déposé, c’est que nous n’avons plus besoin de sortir tous les 90 jours du pays !

Coût total de la procédure par personne :
– frais de dossiers : 140500 colones
– frais de courriers : 25000 colones
– frais d’apostilles : 66296 colones (114 euros)
– traductions : 27000 colones
– notaire : 15000 colones
– photos / photocopies / timbres : 10000 colones estimés

Total : 283796 colones (488 euros), sans compter le séjour éclair à San Jose pour assurer ces formalités.

Nous avons comparé avec le devis que nous avions reçu d’un avocat réputé peu cher : cela nous aurait coûté le double ! Sans commentaire…

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Sabbath

Les amis, nous avons aujourd’hui une fantastique, incroyable, merveilleuse, énorme, que dis je, colossale nouvelle à vous annoncer ! Notre fils, Sabbath, est né ce vendredi 21 octobre 2016 !

Ce fut un accouchement long et difficile mais il est né dans des conditions douces. Nous étions au calme à la maison et dans le salon se trouvait une piscine gonflable remplie d’eau tiède. L’ambiance tamisée à la lueur des bougies en cire d’abeilles était très apaisante. Loin des néons, des cris et des odeurs médicamenteuses des hôpitaux Rebecca et Marie, les deux sages femmes de l’association Mamasol, ont été d’une aide précieuse.

La terrasse suspendue dans les nuages

Nous avions déménagé un mois avant la date prévue dans une magnifique maison située sur une colline surplombant la ville, à un quart d’heure de l’hôpital en cas de complication. En réalité l’accouchement n’était pas si simple car Sabbath se présentait la tête la première, mais sur le dos… pas franchement idéal. Cette difficulté a fortement rallongé l’accouchement et Gwen se sentait épuisée. En détresse, à bout de souffle et ayant perdu l’espoir, nous nous sommes résignés à nous rendre à contrecoeur à l’hôpital pour abréger ses souffrances. Tandis que l’on se préparait pour s’y rendre le petit bonhomme a finalement pointé le bout de son nez, tout rose et tout mignon.

Nous sommes fous de bonheur… ce sont vraiment les meilleurs instants de notre vie !

Mes deux amours

L’arrivée de notre petit loup nous conforte plus que jamais dans notre choix de vie : nous souhaitons privilégier le NATUREL au maximum et générer le MOINS DE DÉCHETS possible. Alors pour le naturel, comme c’est vraiment difficile à trouver à Turrialba, on a dû s’approvisionner ailleurs malheureusement (consommer local fait aussi partie de nos objectifs, mais parfois c’est impossible ici). Nous avions notamment très à coeur d’offrir un nid douillet et sain à Sabbath… le sommeil d’un bébé c’est sacré ! Nous avons donc demandé à un artisan vannier de réaliser un couffin en osier, que nous avons recouvert d’une peau d’agneau toute douce. En revanche générer le moins de déchets possible c’est simple, grâce aux couches lavables et à l’allaitement !

un joli nid sain et douillet pour Sabbath
un joli nid sain et douillet pour Sabbath

D’ici un mois nous allons partir sur la côte Pacifique du pays explorer les alentours d’Hojancha. Cette petite ville est reconnue pour sa lutte contre la pollution. En effet c’est le seul canton de toute la province du Guanacaste a avoir obtenu la distinction “Drapeau Bleu Ecologique” pour sa propreté et ses efforts sur la préservation des ressources naturelles. En théorie ça a l’air super, nous irons nous faire notre propre avis. Nous avons pour l’instant trouvé un point de chute à playa Samara… il y a plus laid, vous en conviendrez !

Playa Samara
Playa Samara, canton d’Hojancha
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Rien ne sert de courir…

Ces dernières semaines, l’étouffante humidité de la côte Caraïbe a fait chauffer nos méninges tout en nous permettant de tempérer nos ardeurs. Ce temps nous a permis de prendre du recul.

Oui, Turrialba est une petite ville où il fait bon vivre, oui le terrain que nous avons trouvé est incroyable, oui les vues sur les montagnes sont magnifiques, oui mais…

Au delà de notre enthousiasme débordant et de notre volonté de vivre différemment, nous avons décidé d’écouter les conseils bienveillants donnés par la famille et les expatriés présents dans le pays depuis quelques années.

Noa, la sœur de Yotam et son mari, Itamar, ont fondé Cacao Magic, afin de partager les bienfaits du cacao cru fermenté au travers de cérémonies initiatiques

En effet, si l’on envisage la chose sous un autre prisme, celui de la réussite potentielle de notre projet, Turrialba n’est sans doute pas le meilleur endroit car ce n’est pas une région très touristique. Et ce terrain en particulier… car ce qu’on n’avait pas pris suffisamment en compte, c’était son isolement. Situé à environ une heure de Turrialba, dans la zone du monument national Guayabo (ruine précolombienne), il fallait vraiment le ”mériter”. En effet, une fois qu’on avait quitté la route principale, il fallait encore parcourir environ six kilomètres de piste caillouteuse cabossée, pratiquable uniquement en 4×4… de quoi rebuter les esprits peu aventureux ?

Nous qui avons quitté une capitale encombrée, on a justement été séduits par le calme du lieu… mais si l’on compte attirer des clients dans nos chambres d’hôtes écologiques, il faut sans doute trouver un compromis entre nos aspirations de calme et le potentiel touristique du lieu.

Notre choix de vie c’est de ralentir et prendre le temps de vivre, et on est loin du cliché du gringo venu pour se faire un maximum de blé au Costa Rica… Mais la réussite de notre expatriation passe forcément par sa réussite économique. On a entendu bon nombre de mises en garde sur des expatriations ratées, des personnes qui revenaient la queue entre les jambes en France après avoir échoué et tout perdu…. et clairement on ne veut pas ajouter nos noms à cette liste noire !

Alors nous avons décidé de prendre davantage notre temps… se concentrer dans un premier temps sur la naissance de notre fils, prendre nos marques en tant que jeunes parents, puis visiter ensuite le reste du pays. Des coups de coeur, on en aura forcément d’autres dans ce pays magnifique…

déjà 7 mois et demi que bébé est dans le ventre !

Notre choix ne se portera pas non plus sur la côte Caraïbe puisque ces dernières semaines furent éprouvantes. Chaque déplacement, chaque mouvement nous faisait suer. Tout tissu devient moite puis moisit. La jungle regorge d’animaux sauvages dont certains sont très dangereux.

Logés chez Ian et Ana, un jeune couple de Permaculteurs qui organise des formations certifiées, nous étions 5 élèves ainsi que 2 volontaires cuisiniers. Tous les jours nous avons appris le design en Permaculture et nous avons pratiqué diverses méthodes dans le jardin luxuriant de la finca. Trois fois par jour, les volontaires cuisiniers nous mijotaient des repas copieux, équilibrés et richement approvisionnés par l’abondante forêt nourricière.

La théorie enseignée lors du Permaculture Design Course se base sur un concentré de connaissances biologiques, tant géologiques que botaniques. Un constat de la dégradation causée par l’homme pousse le Permaculteur à s’inspirer des écosystèmes naturels et expérimenter des cultures variées dont chaque élément interagit positivement avec les autres éléments.

Après une longue visite initiatique du jardin, nous avons planté des haricots, des ananas et des racines (Yucca, Taro, Curcuma, Gingembre). Munis de machettes, nous avons défriché une partie du jardin dans lequel diverses plantes avaient poussé densément à plus d’un mètre de hauteur en à peine quelques mois.

Nous avons également constitué un nouveau compost à l’aide d’un savant mélange de matières azotées et carbonées.

Afin de collecter l’eau de pluie nous avons creusé un bassin et formé une butte d’enceinte compacte avec l’argile extraite. En quelques jours une mare s’est formée, attirant des crapauds qui croassent au clair de lune et de petites grenouilles hypertoxiques aux couleurs vives.

Une maison indigène dans la jungle

Cette fabuleuse forêt nourricière est située au beau milieu de la jungle. Tous les jours on y rencontre des animaux incroyables. Les singes hurleurs font trembler la jungle tous les matins en émettant des hurlements graves et viennent près de notre cabine la nuit pour mastiquer les feuilles des Cresopias. Les papillons multicolores, des colibris scintillants, des petites abeilles mélipones (sans dard) et des lézards à queue bleue s’affairent en plein jour. Les paresseux très discrets, les singes capucins chapardeurs, les perruches, les toucans et les faucons rieurs s’agitent à la cîme des arbres. Les crabes bleus ou oranges des forêts, millepattes, les mantes-religieuses et les agoutis sont plus discrets. Il y a cependant des animaux que l’on préférerait ne pas croiser et pourtant en deux semaines la faune sauvage vient à notre rencontre sans crier gare. Nous avons été surpris par un serpent corail, des araignées sauteuses, une couleuvre à ventre jaune, une blatte de la taille d’une main ouverte et un boa constrictor qui a avalé une poule de bon matin. Malheureusement les moustiques et les fourmis ne nous laissent jamais tranquilles, mais c’est sans compter la redoutable puce des plages dont les piqûres nous ont démangé pendant au moins deux semaines. Dans la mer nous avons vu une raie et de nombreux pélicans mais on nous a aussi mis en garde contre les requins et les caïmans, que nous n’avons heureusement pas croisés.

À la suite de ces deux semaines hors réseau au coeur de la jungle, nous nous sommes accordés quelques jours de détente à Puerto Viejo… une ambiance totalement différente. En effet, nous étions au centre des activités touristiques, dans une zone très bruyante,  à deux pas de la plage. Cette petite parenthèse touristique nous aura permis de faire un peu trempette et de voir la famille, ce qui nous était plus difficile lorsque nous étions dans la finca.

Yahir, un de nos neveux avec ses amis

Puerto Viejo c’est tout petit mais très cosmopolite. Berceau de la culture afro-caribéenne, elle accueille également bon nombre d’expatriés de toutes nationalités. Cette faune internationale conduit la petite ville à se doter d’un marché, de restaurants et de boutiques organiques… il existe également une excellente école alternative à Playa Chiquita, à quelques kilomètres de là. Ces différents éléments pourraient nous inciter à nous installer dans ce secteur, mais la perspective de vivre dans un sauna 24h/24 ne nous attire pas… nous préférons vraiment l’air des montagnes !

Gastronomie

Gourmandises chocolatées

truffes

Petite parenthèse gourmande du jour : les truffes au chocolat aux éclats de cacahuètes ! Le cacao, trésor du Costa Rica, est une matière idéale pour des aventures culinaires des plus savoureuses.

Après avoir réalisé par deux fois des crêpes (la crêpière ayant traversé l’océan dans le sac… on ne se refait pas), de la confiture de goyave, des beignets à la banane et du pain au levain, j’avais envie de faire honneur au cacao organique que nous avons déniché au marché.

La recette est celle de Cyril Lignac :

INGREDIENTS

100G de cacahuètes à concasser
20 G de beurre (en réalité j’ai plutôt mis 50G)
10 CL de crème fraîche épaisse (pareil, j’ai bien dosé pour que la texture soit onctueuse)
250G de chocolat noir (comme j’avais du cacao pur, j’ai ajouté du sucre brun, que l’on appelle ici ”tapa de dulce”… en France ça se trouve en rayon bio sous le nom de ”rapadura”. Comparé au sucre blanc raffiné, le sucre brun est à la fois plus goûtu et meilleur pour la santé.)

PRÉPARATION

1. Versez la crème fraîche dans une casserole et portez à ébullition.

2. Cassez le chocolat en petits morceaux et mettez-le à fondre au bain-marie avec 1 cuillerée à soupe d’eau.

3. Quand le chocolat est fondu, hors du feu, mélangez-y au fouet la crème et le beurre, jusqu’à ce que la préparation soit lisse et homogène.

4. Laissez refroidir, couvrez et réservez 6 heures au réfrigérateur.

5. Sortez la ganache du réfrigérateur. Mettez le cacao en poudre dans une assiette creuse.

6. Prélevez la ganache devenue un peu dure avec une petite cuillère. Façonnez des petites boules et roulez-les dans la cacahuète concassée. Placez au frais jusqu’au moment de servir.

Résultat : un goût puissant, incomparable ! Ces truffes ne vont pas faire long feu !!! 😋

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Un pas de géant !!!

Le marché de Turrialba
Le marché de Turrialba

Cela fait presque trois semaines que nous sommes turrialbeños… c’est dire si l’on se plaît à Turrialba ! C’est une petite ville charmante où le calme qui y règne et la sympathie de ses habitants nous font vraiment ressentir la ”Pura Vida”. On y croise peu d’expatriés et c’est tant mieux ! On a vraiment à coeur de réussir notre intégration, alors on s’ astreint à s’ exprimer exclusivement en espagnol… et on progresse de jours en jours !

L’impasse dans laquelle nous vivons en ce moment

Chaque semaine, notre rituel est de nous rendre au marché, lequel est situé sur un ancien chemin de fer, surplombé par une rangée de palmiers géants. On y trouve de beaux fruits et légumes, mais malheureusement il n’y a qu’un producteur certifié organique. Quoi qu’il en soit, le Costa Rica c’est quand même le rêve quand on aime les fruits ! Bananes, mangues, papayes, ananas, ramboutans, caramboles, fruits de la passion… et d’autres fruits que l’on découvre avec bonheur comme la guanabana (corossol) qui est d’une douceur incroyable !

Notre marché de vendredi

Qui a dit que les français étaient obsédés par la (bonne) bouffe ? Si peu voyons… en fait si, on doit bien l’admettre. Et c’est dans un élan d’hédonisme culinaire que nous sommes partis en quête du Graal : un fromage digne de ce nom dans une région qui ne connaît que le fromage spongieux et sans saveur… une mission pour le moins difficile il est vrai. C’est ainsi que nous partîmes sur notre fidèle destrier… tatata ! Euh, en bus plutôt, à la Feria del Queso, foire annuelle qui rassemble les producteurs de fromage de la région. L’unique artisan fromager local qui confectionne des fromages à base de lait cru et fortement inspiré par les traditions franco-suisses s’appelle Le Chaudron. Bien qu’ils donnent des noms distingués à leurs fromages tels que Tomme, Reblochon ou Raclette, la saveur de l’ensemble de leur gamme se résume en une déclinaison du Port-Salut. Autrement dit, il n’est pas donné de surprendre un palais nuancé, exigeant… pour ainsi dire français. Rendez-vous bien compte que, malgré ces sévères critiques formulées à leur encontre, les fromages Le Chaudron sont d’un raffinement rare par rapport à ce que l’on trouve ici. Nous ne pouvons qu’encourager ces artisans à poursuivre leur activité et nous espérons que leur succès inspirera d’autres fromagers à passer au lait cru.

Se déplacer au Costa Rica peut paraître compliqué en l’absence de trains et les routes étroites sont par endroit peu entretenues. Une des deux options qui s’offre à nous est de prendre des taxis qui sont idéaux pour de très court trajets en toute sécurité. Attention cependant à monter dans un taxi agréé par l’État sinon en cas d’accident, pas d’assurance ! Nous évitons les trajets de plusieurs heures car ils coûtent très cher. Le véritable moyen de déplacement est l’autobus dont le réseau couvre l’ensemble du pays. À partir de la capitale San José pour nous rendre dans un village de montagne nous pouvons prendre un premier bus jusqu’à la grande ville la plus proche puis de là bas prendre un second bus local jusqu’au village en question. Le même trajet coûtera pour l’ensemble environ 5 euros en bus comparé au taxi dont le montant peut varier et dépasser 100 euros en quelques heures. Les Ticos sont des gens pour la plupart polis et aimables. Le conducteur demandera aux voyageurs de céder leur place aux personnes handicapées, âgées et femmes enceintes. Toutefois quand il n’y a plus de place pour s’asseoir les voyageurs se retrouvent debout dans le couloir de l’autocar et même si les chauffeurs conduisent prudemment les routes qui serpentent en montagne peuvent vous rendre malade… c’est du vécu !

Cela fait maintenant six mois que Gwen est enceinte et elle a eu un deuxième rendez-vous avec Rebecca, sage femme expérimentée et co-fondatrice de  Mamasol, association qui milite pour une prise en charge plus humaine des femmes durant l’accouchement. Au vu des analyses et examens médicaux, la grossesse se déroule pour le mieux et, hors contretemps de dernière minute, il est prévu que l’accouchement ait lieu à domicile, dans une piscine gonflable prévue à cet effet, avec l’aide de Rebecca. En toute prudence nous ne serons pas bien loin de l’hôpital. Notre futur petit gars est bien actif, c’est assez impressionnant de voir ses mouvement à travers le ventre, et chose étonnante, il est déjà bien installé avec la tête en bas.

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Le mignon chalet, qui nécessite un bon rafraichissement

Après l’échec du volontariat nous avons dédié ce mois de Juillet à la préparation de notre avenir. Au delà de la formation certifiante  de design en permaculture à laquelle nous participons en Août et l’accouchement de Gwen prévu en Octobre il faut organiser notre installation définitive dans ce pays tant de manière administrative que physique. Nous avons donc commencé de manière soutenue la recherche d’un terrain pour construire notre éco-logis. La première visite d’une maison située dans un terrain montagneux escarpé nous a permis de mieux qualifier nos critères de recherche : un terrain sur un haut plateau en sommet de montagne entre 1000  et 1400 mètres d’altitude. Objectif : suffisamment d’espaces plats pour y construire des écodômes, de l’air pur, moins de risques de contaminations de pesticides, et une vue, élément indispensable pour un projet d’éco-tourisme. Nous avons ainsi écumé les sites d’annonces durant des semaines en nous focalisant sur des propriétés à proximité de Turrialba. Les prix aléatoires, les nombreux intermédiaires, les avertissement contre les arnaques et les récits d’abus commis par des notaires corrompus ne nous ont pas découragé. Nous avons contacté une agence immobilière qui nous a fait visiter trois propriétés, dont une qui avait retenu notre attention sur internet. Notre intuition était bonne : nous avons réellement eu le souffle coupé quand nous sommes arrivés sur la propriété en question ! En sommet de montagne, à l’écart du village le plus proche un joli chalet rustique se dresse sur un haut plateau au bord d’une route en graviers et derrière elle s’étendent plus de sept hectares de pâturages. Quelques arbres éparpillés abritent des chevaux mais rien ne vaut le superbe panorama sur la vallée et les montagnes en face. Cette propriété étant une véritable opportunité, correspondant en tous points à notre rêve, nous avons succombé devant tant de beauté et en un pas de géant nous venons de signer une promesse d’achat lundi 25 Juillet !

Un petit aperçu de la vue sur les pâturages et les montagnes du Talamanca

Bon sinon les amis vous nous manquez quand même ! (ce coup-ci c’est vrai 😘)

On a bien hâte d’aménager ce bout de paradis pour vous y accueillir !

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Enfin arrivés !!!

Holà amigos !

Malgré la longue distance et les nombreuses correspondances, le voyage s’est déroulé à merveille !

Nous avons embarqué dans deux trains, cap sur Barcelone ! Rachel et Martin nous y ont accueillis à bras ouverts. Au programme : atelier de makis maison, découverte de coins mignons et dégustation de tapas ! Merci les amis pour ce dernier week-end européen en votre compagnie !

Barcelona

Dimanche soir, direction l’aéroport de Barcelone où nous avons passé la nuit. Puis se sont enchainés trois vols consécutifs : Francfort, Panama City puis enfin San Jose ! En dépit des calmants, Zombie était plutôt stressée et ça sentait le caca de chat à Francfort ! Malgré tout elle a été d’un courage exemplaire et aujourd’hui le stress est retombé.

Nous passons actuellement quelques jours paisibles chez Ileana en attendant de rejoindre notre volontariat dans les montagnes  chez Shahira. C’est le grand luxe : lit king size et grande baignoire !

Boulette, une amie française qui fait le tour de l’Amérique centrale, nous a rejoint et Yotam nous a préparé le meilleur guacamole de la galaxie !

Vous nous manquez déjà… non c’est pas vrai en fait ! 😝

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Les préparatifs

Cela fait des mois que nous préparons notre départ vers une nouvelle vie au Costa Rica, plus simple et plus proche de la nature.

Depuis septembre, nous avons pris des cours d’espagnol – niveau intermédiaire – à la Maison Populaire de Montreuil afin de nous remettre sur les rails.

En mars, nous avons suivi une formation dispensée par Cal-Earth Institute durant une semaine au Maroc pour apprendre à construire des écodômes… (Nous aurons l’occasion de reparler plus tard de cette technique de construction).

En juin, nous suivons un stage d’introduction à la permaculture avec Le Sens de l’Humus à Montreuil.

Nous potassons depuis longtemps sur les sujets permaculturels tels que l’éco-construction, l’énergie renouvelable, l’agriculture biologique, l’autonomie alimentaire, l’apiculture, le système d’échange local, le zéro déchet, l’accouchement naturel, l’éducation alternative…

L’interminable attente hivernale fait aujourd’hui place à une impatience mêlée d’un sentiment de sérénité. Nous nous sentons prêts… pour l’imprévisible ! Fidèle membre de notre famille, Zombie est également sur les starting-blocks puisqu’elle a maintenant son passeport de chat avec sa photo (quelle classe internationale !).

Malgré tout, nous sommes parfaitement conscients qu’aucune préparation théorique ne peut se substituer à l’expérience… Nous avançons avec humilité vers notre rêve. Partir de zéro pour reconstruire sa vie d’une manière totalement différente, c’est un sacré défi ! Nous partons du principe que nous sommes dans une démarche d’apprentissage continu. Ça ne sera pas tous les jours facile… et c’est bien ce qui rend la chose passionnante !


Dans les grandes lignes, notre programme est le suivant :
♦ Trois mois de volontariat en permaculture,
♦ Donner naissance à notre enfant,
♦ Trouver un terrain pour installer notre petite famille

L’aventure commence bientôt… décollage le 20 juin pour le Costa Rica !